Vendredi 15 août 2008
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12:05
Au berceau:
un baiser exaltant
de tendresse inouie
qui m'insufle
un imaginaire pluvieux.
J'exige une passion inconsciente et gourmande.
Qu'on abreuve
mon ventre
et qu'on soigne mon envie.
.
Car je suis fille d'un Ailleurs ancré en moi
comme de grosses racines dans un sol de terre rouge.
Par Korah-Lee
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Vendredi 15 août 2008
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15:05
Qui je suis, et pourquoi je suis là, et à qui j'écris et pourquoi je fais ça...
Aujourd'hui tout est finit. Aujourd'hui je décide de décider. Aujourd'hui c'est Noël pour moi, parce que tout est là, indéfiniment palpable dans l'air
blanc.
J'enterrerais
mes ailes
de fée
près
de
l'arbre.
Par Korah-Lee
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Samedi 16 août 2008
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14:52
<< L'étrange songe du soleil coulant. >>
Par Korah-Lee
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Samedi 16 août 2008
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14:59
Une annonce sur internet pour une compagnie de théâtre (payante...) qui monte des spectacles et permet de faire 10 à 20
spectacles dans l'année. Exactement l'envie que j'ai.
Ni une Ni deux: Téléphone. Rendez vous pour une espèce d'audition: lecture et danser 3 minutes sans musique. La danse, pas trop de soucis, dans ma tête des restes d'un solo de danse
contemporaine qui date de deux ans auparavent. La lecture par contre...
Je saute parfois une ligne et bute sur les mots.
Je chausse mes lentilles et me voilà partie pour une heure de métro...
J'ai un peu de mal à trouver.
Toc Toc?
Personne n'ouvre. Je tape plusieurs fois, je ne sais pas quoi faire: attendre dans l'escalier, partir? Je me dit que je vais taper une dernière fois et que si ça répond pas, je m'en irais. Un
grand type m'ouvre la porte. Je me retrouve dans un bureau étroit... On fait les présentations et puis il me donné le texte. Personne ne me donne de réplique, je dois donc lire seule, debout, dans
le vide un peu. Je dois donner trois version: la première personnelle, la deuxième comique et la troisième tragique. D'emblée je me pose la question de l'interet et de la difficulté de l'exercice
vu que la pièce en elle même est un boulevard. J'essaye de faire mes 3 versions mais je sens bien qu'elle diffèrent très peu les unes des autres. Alors le type me dit "Ca va pas etre
possible, vous avez fait les 3 mêmes versions". Je peux pas me taire, je lui réplique que je ne vois pas comment, en lecture, on peut donner une version tragique d'un texte comique, sans
réplique, et que ça dépend aussi du contexte, de la relation entre les personnages. "Non, ça dépend du talent de l'acteur". En gros je n'ai aucun talent, c'est bien ce que tu essayes de me
dire? Merci, au revoir, et j'me casse. En colère et humiliée... J'm'e sens incapable. Jusqu'à ce qu'un mois après cet abruti me laisse un message sur mon répondeur et me signale qu'il manque
de monde donc je peux finalement intégrer sa troupe. Je n'ai jamais rapellé.
Par Korah-Lee
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Dimanche 17 août 2008
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13:59
Et voilà, dans quelques heures je réalise un de mes rêves... sauter en parachute...
Seulement
voilà, il y a toute une signification pour moi et c'est drole que sans le vouloir, ce saut arrive à ce moment précis de ma vie, où je me retourne un peu derrière pour regarder et je vois toutes
les marches gravies, les endroits ou je suis tombée et puis, mon image dans le miroir, qui a tellement changé. Alors si aujourd'hui je saute, c'est pour affronter le vide, et le bouffer tout cru.
Pour dire "merde" à cette foutue peur qui me paralyse parfois sur scène et pour marcher encore plus loin...
Ca y est, j'ai sauté.
L'euphorie retombe lentement, très lentement. Trop lentement.
C'était absolument génial. Les sensation, le vide, la chute, le coeur qui fait "boum, boum" et, inévitablement la mini-catastrophe qui arrive, parce que je suis Madame Pas-de-chance.: le pantalon
qui craque....
Non, il faut que je raconte du début. Déjà je tombe avec un moniteur du genre yeux bleux, cheveux dans le vent et bronzé, le stéréotype du mec au sport extrème mais adorable, marrant et ... qui
n'a peur de rien. On se trompe d'hélico, je commence à stresser, on change d'hélico, je m'assois entre ses jambe pour qu'il m'attache pendant le trajet. La vue est superbe, on saute à Narbonne.
D'un coup il me fait "Tu veux voir comment c'est en bas?" J'dis oui, naïve et là il me penche par la fenêtre, allongée, j'ai la moitié du corps dans le vide, heureusement que je suis attachée! Et
puis après... on saute enfin... 200km/h pendant quelques seconde, c'est une vrai claque, c'est silencieux, c'est haut, c'est beau, et puis le parachute, la balade, je prends les commandes, on
tourne tourne tourne, j'ai l'estomac bien accroché! Et au moment de l'attérissage: "Lève tes jambes! ... Plus haut!" Moi: "C'est bloqué!" Lui: "Tire!" ... je tire et CRAC! ... Panique: "Y'a
quelque chose qui a lâché! .... Ah non, c'est mon pantalon..."
Fou rire ... (il vallait mieux hein) et puis la bise et puis on part se changer pendant que le frère et le père sautent...
Ahlala, quelle journée!
Par Korah-Lee
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